Le raphia de Madagascar

Caractéristiques du raphia de Madagascar

Le palmier à raphia entre dans la catégorie des grands palmiers étalés. Originaire de l'île de Madagascar, il se caractérise par un tronc d'une grande robustesse. Ce dernier à la particularité de se recouvrir des palmes les plus anciennes. La longueur de ses feuilles persistantes est comprise entre 1 et 20 mètres. Celles-ci se composent de multiples folioles linéaires dont l'allure est cireuse, avec un pétiole doté d'épines.

En été, des fleurs de couleur jaune-vert mesurant à peu près un centimètre de diamètre font leur apparition. Les fruits qui en découlent sont écailleux et orange, et de forme ovoïdale.

Il y a toutefois une réalité dont il faut être conscient : le raphia de Madagascar est une espèce végétale menacée. Cela s'explique par le fait qu'il concurrence directement la culture du riz dans ce pays. En effet, ce palmier affectionne les zones marécageuses tout comme le riz, alors que la riziculture revêt une importance capitale à Madagascar.

Comment s'effectue la production de raphia ?

Ce sont les feuilles du Raphia farinifera qui produisent le raphia. La récolte des feuilles doit avoir lieu avant que leur croissance soit achevée. Il ne faut pas qu'elles dépassent une longueur de deux mètres.

L'étape suivante consiste à débarrasser les feuilles de la partie charnue se situant sur le dessous. Après cette opération, les feuilles prennent un aspect translucide. Il suffit ensuite de les attacher ensemble et de les faire sécher au soleil. Enfin, les feuilles séchées sont coupées pour former des pelotes de raphia prêtes à être vendues en magasin.

Usage des fibres de raphia

Le raphia de Madagascar se révèle d'une grande utilité au jardin, puisqu'il peut servir de ligature pour les greffages, notamment. On peut également y avoir recours pour fixer un arbuste à un tuteur. Les fleuristes peuvent aussi en tirer grandement parti lorsqu'ils doivent confectionner des bouquets ou des compositions florales.

Les fibres de raphia de Madagascar sont très appréciées dans la vannerie. Leur utilisation par les vanniers permet de créer divers objets comme des chapeaux, des sacs de luxe, les paniers, des sandales, des corbeilles, etc. Il est encore possible de les employer pour fabriquer des cordages.

La plupart du temps, le raphia est présenté tel qu'on le trouve à l'état naturel concernant le coloris, ce qui convient parfaitement en jardinerie. Cependant, il est courant de le colorer lorsqu'il s'agit de créations artisanales.

Diverses utilisations

Il faut savoir que le stipe, ou encore tronc, du raphia de Madagascar contient une substance farineuse connue sous l'appellation de « sagou ». D'ailleurs, ce n'est pas sans raison que son nom scientifique est Raphia farinifera. Cette substance est généralement râpée et permet d'obtenir une farine alimentaire se caractérisant par une grande concentration en amidon. En revanche, sa valeur nutritive s'avère relativement faible.

Lorsqu'ils ont atteint une maturité suffisante, les stipes sont coupés afin d'en prélever le sagou. Il est possible de fabriquer un vin de palme avec le suc du cœur du palmier si celui-ci est encore jeune.

Il existe une autre utilisation envisageable avec les fibres de raphia de Madagascar. La condition pour sa réussite est de prélever les feuilles avant leur développement complet. On en extrait alors une matière qui peut entrer dans la composition de produits de cirage.

La confection de balais est réalisable grâce à l'emploi des nervures des palmes, en raison de leur grande solidité. Les pétioles de palme ou rachis, quant à eux, peuvent être employés pour les charpentes.